Dimanche 01 Janvier 2006

Elle est celle dont chacun, un matin, se souvient

 

 

 

Elle est celle qui fait naître en nous le désir

 

 

 

Elle est celle près de qui l’on se sent bien

 

 

 

Elle est celle qui, dans tous les domaines, nous inspire

 

 

 

Elle est multiple et pourtant unique, elle est la perfection

 

 

 

L’atteindre, la toucher, comme le but ultime, telle est la tentation.

 

 

 

 

 

 

 

Erato, Reine de l’élégie, tu as brisé le cœur des poètes

 

 

 

De rimes dithyrambiques en poèmes mélancoliques

 

 

 

Tu as vidé leurs larmes, leurs âmes et leurs têtes,

 

 

 

Fini les sonnets homériques et les rêves chimériques

 

 

 

Dans le sang des anciens, de ton souvenir il ne reste rien

 

 

 

Qu’une rose fanée sans plus d’éclat dont le parfum s’est éteint.

 

 

 

 

 

 

 

Calliope, sans conteste maîtresse de l’éloquence,

 

 

 

Mère de Linos et d’Orphée qui finit en enfer,

 

 

 

Je veux moi aussi, en pays étranger, avancer avec prudence

 

 

 

Au dernier moment ne pas se retourner et regarder derrière

 

 

 

Je ne veux plus de souffrance et sauver ma bien-aimée

 

 

 

Pour cela, je forcerai, s’il le faut, ma destinée.

 

 

 

 

 

 

 

Clio, gardienne du temps et de l’histoire

 

 

 

Nous livre le passé pour mieux comprendre le présent

 

 

 

Nous évite de retomber dans les pièges et nous laisse l’espoir

 

 

 

De laisser une planète sans guerres à nos enfants.

 

 

 

Il faudrait pour cela vaincre la barbarie de l’être humain

 

 

 

Afin qu’un jour nous n’ayons plus peur du lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

Uranie, déesse de la nuit, muse de l’astronomie,

 

 

 

Vers tout ce qui brille dans les cieux, tu guides notre esprit.

 

 

 

Allongé dans l’herbe, dans la pénombre, je contemple

 

 

 

Etoiles, constellations, comètes et planètes.

 

 

 

Nos âmes s’élèvent, immensité, infini, rêves de conquêtes.

 

 

 

L’univers est ton royaume, la lune, ton temple.

 

 

 

 

 

 

 

Euterpe, ton nom veut dire gaieté, tu es musique

 

 

 

Combien de compositeurs t’ont dédié leurs allégories symphoniques

 

 

 

Des nuits blanches passées, au chevet des portées, au bord du désespoir

 

 

 

A rechercher la parfaite harmonie de notes blanches et noires.

 

 

 

Destins tragiques, maladies, deuils, mort, solitude, ont été source d’inspiration

 

 

 

De symphonies féeriques, pathétiques, inachevées, de cette magie des sons.

 

 

 

 

 

 

 

Melpomène et Thalie, comment a-t-on pu vous dissocier ?

 

 

 

Siamoise et jumelle nées sous le signe de la gémellité.

 

 

 

Tragédie et comédie, de la vie, toutes deux, composantes.

 

 

 

Tel Janus, gardien des portes, homme aux deux visages,

 

 

 

Vous n’êtes qu’une et unique avec deux images.

 

 

 

On oublie vite celle qui nous ravit, marqués par celle qui nous hante,

 

 

 

Car du rire aux larmes, il n’y a qu’un pas

 

 

 

Et un mince souffle de vie à trépas.

 

 

 

L’une nous marque au fer rouge dans nos chairs et nos corps,

 

 

 

L’autre panse nos plaies et met du baume au cœur une fois encore.

 

 

 

Le rire est une seconde nature, avec lui j’endure

 

 

 

Les coups durs qui, jamais, n’auront raison de mon cœur pur.

 

 

 

 

 

 

 

Terpsichore, feu follet de la danse,

 

 

 

Légère, aérienne, sur la piste tu es en transe

 

 

 

Ballets divins, entrechats nous procurent un bonheur immense

 

 

 

Quand de ton corps exhale un bonheur intense.

 

 

 

Virevoltante comme une plume qui s’envole,

 

 

 

Comme un esprit tu t’élèves au-dessus du sol,

 

 

 

Mais celle qui, dans mon cœur, danse la farandole

 

 

 

N’a pas appris le bonheur sur les bancs de ton école.

 

 

 

Polymnie, littéralement plusieurs harmonies,

 

 

 

Muse de la poésie lyrique, diva de l’opéra,

 

 

 

Chant, musique, rimes, comédie, tragédie,

 

 

 

Pour nous inspirer, plusieurs cordes à ton arc tu as.

 

 

 

Mais jamais, Ma colorature, tu n’égaliseras,

 

 

 

Celle qui me chante de merveilleux arias,

 

 

 

Ce magnifique air des clochettes

 

 

 

Qui vous prend le cœur et résonne dans la tête.

 

 

 

 

 

 

 

Muses de jadis, aujourd’hui bien désuètes,

 

 

 

Plus aucun poète pour vous taquiner.

 

 

 

Vous êtes tombées dans les oubliettes

 

 

 

De châteaux vides que vous hantez désormais.

 

 

 

Personne ne viendra plus vous libérer,

 

 

 

Pas de prince charmant tuant le dragon,

 

 

 

Plus d’aèdes ni compositeurs pour vous célébrer,

 

 

 

Non plus de troubadours pour de belles chansons.

 

 

 

 

 

 

 

Muses d’antan, il est temps à présent

 

 

 

De vous incliner, de vous prosterner,

 

 

 

Car voici venu le jour de l’avènement

 

 

 

De celle qui vous surpasse, la nouvelle majesté.

 

 

 

 

 

 

 

Des arts anciens ont disparu, de nouveaux sont apparus.

 

 

 

Quel est ton nom ? Nouvelle reine, notre inspiratrice,

 

 

 

Car tous les poètes et artistes n’ont plus qu’un seul but,

 

 

 

T’honorer, te sculpter, te dessiner, et céder à tous tes caprices.

 

 

 

Tout en toi n’est que beauté, tu nous enivres,

 

 

 

Comment, sans toi, un seul instant a-t-on pu vivre ?

 

 

 

Tel Faust, n’importe qui se serait damné,

 

 

 

Se faire tout petit et d’amour se consumer.

 

 

 

 

 

 

 

J’ai vu bien des peintres mettre leur empreinte

 

 

 

Sur leur toile, en essayant d’y coucher ton corps nu.

 

 

 

Malgré le mélange des couleurs, jamais ils n’ont trouvé la teinte

 

 

 

De ta peau satinée et les odeurs de ton fruit défendu.

 

 

 

Comme une étoile que l’on croit approcher sans jamais la toucher,

 

 

 

Les courbes épurées de ton corps ils ont cru pouvoir dessiner,

 

 

 

Mais les formes et les lignes sans cesse s’entremêlent

 

 

 

Et ils froissent du papier sans jamais transcrire ta beauté sensuelle.

 

 

 

La rondeur de tes fesses, de tes hanches, le galbe de tes reins

 

 

 

Ont eu raison de leur passion, ils en ont perdu leur latin.

 

 

 

 

 

 

 

Les sculpteurs se sont acharnés sur le marbre et la pierre,

 

 

 

Mais leurs efforts vains sont réduits en poussière.

 

 

 

Le Penseur de Rodin se demande encore comment

 

 

 

Pourrait-il immortaliser l’objet de tous ces tourments.

 

 

 

Les beautés grecques aux formes callipyges font pâle figure

 

 

 

A côté de ta beauté légère, aérienne, aux lignes si pures.

 

 

 

Toi ma muse, tu n’es pas figée, tu es vivante,

 

 

 

Et nos esprits, à jamais, tu hantes, bien présente.

 

 

 

Le sculpteur peut, devant ses yeux, mettre ses mains

 

 

 

Et pleurer, contre ta magnificence il ne peut rien.

 

 

 

 

 

 

 

Bien des chanteurs et des compositeurs ont essayé

 

 

 

De te glorifier par quelques notes de musique,

 

 

 

Mais la symphonie reste à ce jour inachevée,

 

 

 

On ne peut écrire la symphonie onirique.

 

 

 

Muse spirituelle, tu es dans nos rêves imaginaires

 

 

 

Et pour te retranscrire dans la réalité, on ne sait comment faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cécile, tu es ma muse divine et sublime,

 

 

 

Mon amour pour toi je veux crier

 

 

 

Des plus hautes cimes jusqu’au fond des abîmes

 

 

 

Ton nom partout va résonner.

 

 

 

Tous pourront t’approcher, te célébrer

 

 

 

Mais personne ne commettra le crime ultime

 

 

 

De vouloir te toucher et te posséder.

 

 

 

Je ne souhaite pas que l’on te salisse ou t’abîme.

 

 

 

Etre l’élu pour rester à tes côtés, te protéger,

 

 

 

Même s’il n’y a qu’une chance infime,

 

 

 

Je vais la saisir et t’aimer.

 

 

 

publié par ughetto eric dans: POEMES
Fais tourner ce blog

Commentaire

je tenais a te faire uun petit message pour te dire ue ton blog est tres agreable :-)
Commentaire n° 1 posté par: MrBark(site web) le 06/05/2008 - 20:46:08

Trackbacks

Pas de trackbacks

Adresse de trackback de l'article :

http://admin.i-clic.net/trackback.php?Id=13059

Ajouter un commentaire     Créer un trackback
Créer un blog sur i-clic.net - Contact - C.G.U. - Reporter un abus